L’homme qui a giflé le président français Emmanuel Macron écope de 4 mois de prison

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Le tribunal français a condamné l’homme de 28 ans qui a giflé le président français, Emmanuel Macron, à quatre mois de prison. 

Damien Tarel a été immédiatement interpellé après l’incident survenu alors que le dirigeant français saluait une foule dans la région mardi.

Le tribunal de la ville de Valence, dans le sud-est, a condamné Tarel, jeudi 10 juin, du chef de violences sur personne investie de l’autorité publique. Il a été condamné à quatre mois de prison et à une peine supplémentaire de 14 mois avec sursis, et a été interdit d’exercer une fonction publique et de posséder des armes pendant cinq ans.

Tarel s’est décrit comme un « patriote » de droite ou d’extrême droite et membre du  mouvement de protestation économique des  gilets jaunes. 

 Après l’incident, Tarel a reconnu avoir frappé le président avec une gifle “plutôt violente”. “Quand j’ai vu son regard amical et menteur, j’ai ressenti du dégoût et j’ai eu une réaction violente”, a-t-il déclaré au tribunal. “C’était une réaction impulsive… J’ai moi-même été surpris par la violence.”

Il a dit que lui et ses amis avaient envisagé d’apporter un œuf ou une tarte à la crème à jeter au président, mais avaient abandonné l’idée – et ont insisté sur le fait que la gifle n’était pas préméditée.

“Je pense qu’Emmanuel Macron représente le déclin de notre pays”, a-t-il déclaré, sans expliquer ce qu’il voulait dire.

Macron n’a pas voulu commenter jeudi le procès, mais a insisté sur le fait que “rien ne justifie la violence dans une société démocratique, jamais”.

“Ce n’est pas si grave d’avoir une gifle quand on va vers une foule pour saluer des gens qui attendaient depuis longtemps”, a-t-il déclaré dans une interview à la chaîne BFM-TV. “Nous ne devons pas rendre cet acte stupide et violent plus important qu’il ne l’est.”

Dans le même temps, a ajouté le président, “il ne faut pas le banaliser, car toute personne dépositaire de l’autorité publique a droit au respect”.