La variole du singe : l’OMS veut que les médecins soient vaccinés

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L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a demandé aux pays de vacciner les agents de santé et les autres personnes à haut risque de contracter le virus de la variole du singe.

La variole du singe (monkeypox), une maladie potentiellement mortelle caractérisée par des cloques remplies de liquide sur la peau, a été signalé chez 1 300 personnes de la RD Congo rien que de janvier à mai, selon un rapport de l’OMS du 14 juin. 
 
Les cas en RDC sont préoccupants étant donné le grand nombre de réfugiés fuyant vers l’Ouganda à cause de la guerre en cours en RDC. Au moins six suspects, dont deux originaires de la RDC, sont isolés dans des établissements de santé à Kisoro et Kampala alors que le pays attend les résultats des tests de laboratoire.
Selon les directives de l’OMS du 14 juin, la vaccination de masse n’est cependant ni requise ni recommandée pour le monkeypox à l’heure actuelle.

« Pour les contacts des cas, la prophylaxie post-exposition (PEP) est recommandée avec un vaccin approprié de deuxième ou troisième génération, idéalement dans les quatre jours suivant la première exposition pour prévenir l’apparition de la maladie », indique le communiqué de l’OMS.
«La prophylaxie pré-exposition (PrEP) est recommandée pour les agents de santé à risque, le personnel de laboratoire travaillant avec des orthopoxvirus, le personnel de laboratoire clinique effectuant des tests de diagnostic pour le monkeypox et d’autres personnes susceptibles d’être à risque conformément à la politique nationale. 

Les décisions sur l’utilisation des vaccins contre la variole ou le monkeypox doivent être fondées sur une évaluation complète des risques et des avantages au cas par cas », a-t-il ajouté.
L’OMS a également souligné la nécessité d’une surveillance et d’une recherche des contacts accrues, accompagnées d’une forte campagne d’information pour lutter contre la maladie.

M. Emmanuel Ainebyoona, porte-parole du ministère de la Santé, a déclaré qu’ils n’avaient pas encore reçu le rapport d’échantillons pour les cas suspects que l’Institut ougandais de recherche sur les virus (UVRI) a déclaré qu’il emmènerait en Afrique du Sud pour analyse.
La direction de l’UVRI a déclaré que le pays manquait de réactifs pour tester le monkeypox. Le directeur de l’Institut, le professeur Pontiano Kaleebu, n’a pas pu être joint pour des commentaires à l’heure de la presse.

Le directeur général des services de santé, le Dr Henry Mwebesa, n’a ni répondu aux appels ni répondu au SMS lorsque notre journaliste a tenté de le joindre pour obtenir des commentaires sur les projets de mise à disposition de ce vaccin en Ouganda. Des sources au sein du ministère ont indiqué que le vaccin contre la variole du singe n’est pas ici dans le pays.
L’OMS a déclaré le mois dernier que « la vaccination contre la variole s’est avérée protectrice contre la variole du singe. Alors qu’un vaccin (MVA-BN) et un traitement spécifique (tecovirimat) ont été approuvés pour le monkeypox, respectivement en 2019 et 2022, ces contre-mesures sont encore largement disponibles.

A RETENIR

Selon les directives de l’OMS du 14 juin, la vaccination de masse n’est cependant pas requise ni recommandée pour le monkeypox à l’heure actuelle