La RDC perd près de 4 à 6 millions $ par semaine pour la stabilisation de la paix à Bunagana

tshisekedi rdc

Convié au briefing presse organisé par le porte-parole du gouvernement sur les aires protégées de la RDC en danger, le ministre du tourisme, Modero Nsimba a noté que le pays perd près de 4 à 6 millions de dollars suite à l’agression par le Rwanda, via les rebelles M23.

Dans la droite ligne du porte-parole du gouvernement qui a souligné que l’essentiel de cette guerre se déroule sur une zone protégée qu’est Virunga, Madero Nsimba a précisé que cette situation a notamment eu comme conséquence la fermeture du chantier de Rwanguba mais aussi de la zone de Bunagana qui concourt à la santé de l’économie congolaise.

Il a rappelé également la fermeture des activités touristiques dans cette zone, l’occupation de sites touristiques par les rebelles M23, la destruction de l’habitat naturel de gorilles de montagne, etc. 

« On ne peut pas nous demander de conserver la plus grande partie d’eaux douces et l’espace le plus grand d’aires protégées en Afrique et venir nous faire la guerre dans ces mêmes aires protégées », a-t-il déclaré.

Et d’ajouter: « Nous perdons, suite à cette guerre, d’abord l’emploi. Parce qu’il y a la fermeture du chantier de Rwanguba. Avec notre partenaire, nous étions dans un projet de construction d’une centrale de 28 Mw et deux autres centrales. L’ensemble de ces chantiers pour développer les projets touristique dans la zone est en arrêt et est quantifié à plus de 70 millions USD, rien que pour la zone de Rutshuru. Et si nous abordons la fermeture de la zone de Bunagana, c’est mon collègue des finances qui pourra donner, je pense que nous perdons pas moins de 4 à 6 millions USD par semaine ». 

Le ministre du tourisme estime par ailleurs que le parc des Virunga devrait être géré par des militaires, d’autant que la province du Nord-Kivu est sous état de siège. Le ministre de la communication et médias a indiqué par ailleurs que la communauté Internationale est co-responsable de la guerre à l’Est de la RDC. A l’en croire, celle-ci peut faire davantage que des déclarations diplomatiques parce que « les drames continuent après 25 ans ».